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La fabrique des rêves

novembre 23, 2022 - Temps de lecture: 19 minutes

Ça grouillait.

Partout, dans tous les sens, les artères encrassées vomissaient promptement des visiteurs moites, ballottés par les courants contraires. Les murs résonnaient de paroles noyées dans les mascarets issus des flots sonores et la petite enveloppe corporelle de Noah semblait particule à la dérive perdue dans les rouleaux. Elle se sentait isolée et impersonnelle dans le tas des corps qui s’étaient engouffrés dans les journées portes ouvertes de la fabrique à rêves. Le parcours se voulait sans cohérence apparente, comme dans un rêve, et seuls ses objectifs lui permettaient d’avancer sans embûche : à la fin de la journée, elle aurait un entretien pour son stage de technicienne supérieure.

Parmi les points d’intérêt : l’incubateur, la cisailleuse, le bureau des études techniques et oniriques et un autre ensemble d’éléments qu’elle n’avait jamais pu approcher avant ces premières journées portes ouvertes. Elle les avait toujours devinés en observant ces épaisses fumées multicolores sortir des longues cheminées de briques, elle s’était toujours représenté l’art et la manière de produire des imaginaires sans pouvoir y apposer le vernis de la réalité.

La jeune femme chercha ce qui était le plus près d’elle. L’incubateur se trouvait à peine une dizaine de mètres plus loin et en brassant suffisamment elle serait aisément capable de le rejoindre en quelques minutes. Passé les cordons de délimitation, l’air était respirable, frais, agréable et tandis que ses muscles se décontractaient, son esprit se préparait à enfin comprendre la genèse des rêves.



« Vous êtes ici dans l’incubateur »

Noah frissonna. L’impatience la gagnait. L’oratrice était une femme d’une cinquantaine d’années qui lui inspirait une confiance naturelle. Elle avait pris place sur un escalier en fer antidérapant et surplombait l’ensemble des visiteurs ; sa voix résonnait d’un écho métallique dans l’espace immense de la zone de production.

« Vous êtes sans doute déjà passés par le laboratoire de fusion/création dans lequel on sélectionne les lignées de rêves les plus prometteuses. Ici, on s’occupe de leur donner tout ce dont elles ont besoin pour se développer parfaitement. Dans chaque grande cuve de cuivre est contenu un rêve, rendu visible par un milieu nourrissant spécialement conçu pour répondre à tous leurs besoins. N’hésitez pas à regarder par le hublot pour voir à quoi ils ressemblent, c’est magnifique.

Noah se hissa sur un petit promontoire en bois rustique et observa l’intérieur de la cuve rutilante au liquide bleuâtre : « Celui-ci a déjà quelques mois, il est bientôt prêt », lui indiqua la présentatrice.

Le rêve était une sorte de liquide lourd qui infusait de manière tout à fait splendide dans son milieu. Il s’étendait, lentement, puis se compressait, lentement. On voyait à travers ses lentes pulsations la vie qu’il portait en lui. Les reflets ombragés sous des sortes de tentacules violacées contrastaient délicatement avec le léger halo lumineux venu du néon en haut, qui irisait leur surface. L’ensemble semblait baigner dans l’harmonie la plus parfaite. Puis, Noah remarqua une petite boule noire derrière le rêve.

Dommage.

« Qu’est-ce que cette petite boule noire dans la cuve, madame? » Demanda-t-elle.

Le regard de l’oratrice s’assombrit, elle releva le numéro de la cuve et passa un petit coup de talkie, puis, le liquide bleu devint instantanément jaune, Noah découvrit, un peu brutalement certes, qu’un fluide pouvait se tordre de douleur, devenir rose délavé et mourir dans des souffrances visiblement atroces avant de ressortir d’une cuve par un trou du diamètre d’une antique pièce de deux euros en une petite dizaine de secondes. « Certains rêves tournent mal dès leur incubation et il est très important de les détecter rapidement afin d’éviter aux êtres humains de souffrir pendant plusieurs nuits. »

Noah eut un solide haut le cœur devant la brutalité de l’évènement. Cet endroit qui l’avait toujours attiré regorgeait visiblement de visions d’horreurs. Elle se sentait vaciller mais, à vrai dire, elle avait toujours été mise en garde par sa mère : « Tu sais Noah, la fabrique de rêves, c’est pas Disneyland... Et Disneyland non plus, d’ailleurs ». Elle sortit de la halle en ruminant sa tristesse, mais sa détermination restait intacte, elle voulait permettre à chacun⋅e d’avoir les meilleurs rêves, y contribuer serait pour elle l’accomplissement d’une vie.



Noah traversa tout le hall pour se rendre dans l’endroit qui lui avait été présenté comme le plus dur. Elle se remémorait les paroles de sa sœur. « Tu sais Noah, la cisailleuse, c’est un truc d’homme, de vrai, faut avoir l’estomac bien accroché ». Elle n’entrait pas à proprement parler dans la catégorie vrai homme, mais elle n’avait par ailleurs jamais cherché à la définir et ne s’attendait pas spécialement à être plus ou moins bousculée que dans l’incubateur. Elle nagea dans la foule pour rejoindre le long couloir qui menait vers le site industriel. Elle traversa une large cour sur laquelle d’immenses wagons attendaient leurs cargaisons tandis que d’immenses camions de convois spéciaux déchargeaient de nouvelles machines. On marmonnait dans la foule qu’une cisailleuse flambant neuve aurait dû être installée quelques jours avant la visite mais qu’elle était arrivée en retard.

Un homme d’une quarantaine d’année, chauve, avec un petit bouc et une musculature imposante — sans doute un vrai homme — les attendait dans le vacarme de la chaîne de production. Sa voix grave couvrait le bruit des machines à vapeur et du tapis roulant. Une pièce sortait de là toutes les 3 secondes et rejoignait le pôle conditionnement qui s’occupait de charger les trains de marchandises.

« Qui se souvient avoir déjà fait un rêve cohérent ? — Shlack —Tout d’une traite ? » Personne ne leva la main, bien évidemment : « Les rêves,— Shlack — c’est fait de plein de bouts de rêves assemblés ensembles pour faire un ensemble parfaitement incohérent. — Shlack —L’important, c’est de bien greffer par la suite.— Shlack — La cisailleuse, c’est une ensemble de quatre parties.— Shlack — Les hachoirs, là, qui tombent régulièrement pour ponctuer mes phrases,— Shlack — permettent de découper les rêves en petites parties ».

C’était absolument répugnant.

« Bien sûr, on est pas des bêtes, on les endort avant. C’est l’intérêt de la première phase, là, celle que vous ne voyez pas. » Il désigna un grand box en métal oxydé. « Là-bas, on les endort afin qu’ils ne vivent pas mal le moment. Un peu comme avant une opération chirurgicale. On vous opère pas de l’appendicite sans anesthésie. Et bien là là, c’est pareil. Bien sûr c’est pas une piqûre. La nature est bien faîte, alors on l’utilise à notre avantage : quand un rêve s’endort —fait très rare—, il se solidifie. On se contente donc de mélanger dans leur milieu un composé chimique très particulier qui permet de les endormir et de les manipuler ». Noah regardait médusée la chaîne ininterrompue de rêves amputés qui gisaient, inanimés, sur le tapis roulant. Elle s’attendait à quelque chose de dur, bien entendu, mais ici, tout semblait normal. La barbarie infligée à ces rêves semblait totalement acceptée, banale.

« On vous avait prévenu : âmes sensibles, s’abstenir ! » Il marqua une pause, satisfait de son petit effet. « Bon il reste deux étapes dans la chaîne, c’est là qu’il y a besoin de beaucoup d’opérateurs. La chaîne se sépare en six pour permettre aux travailleurs et aux travailleuses de greffer en parallèle. Dans la troisième phase, donc, on mélange les petits bouts de rêve pour les remettre ensemble. L’objectif c’est de refaire des rêves, mais avec ce côté protéiforme, sans cohérence apparente, que vous connaissez tous. Pour faire simple, on met une petite colle, sur les bouts découpés et on recolle les bouts de rêve en les croisant. »

C’était littéralement ça. Elle voyait les personnels, en parallèle, prendre un petit pinceau et badigeonner les rêves de colle tandis que les suivants consultaient les plans et prenaient avec des gants les petits bouts pour les coller les uns aux autres selon le schéma de montage. Elle n’était pas tant choquée que révoltée : la scène était d’une rare violence.

« Enfin la dernière étape, c’est le contrôle qualité, on s’assure que le rêve correspond bien aux exigences des clients, qu’il a bien toutes les caractéristiques physiques d’un rêve. Qu’ils n’ont pas développé de tumeurs cauchemardesques, qu’il aborde les bonnes thématiques, qu’il est agréable, qu’il a toujours du sens, etc, bref, qu’on a bien suivi la bonne recette pour faire ça. Les techniques oniriques, c’est un peu comme de la cuisine, il faut les bons ingrédients, dans les bonnes proportions ».

« T’es trop sensible, lui disait souvent sa sœur, lâche-toi un peu, c’est la vie, c’est comme ça, il y a des choses rudes, mais il faut aussi voir le bon côté des choses ». Pas totalement faux. Pas vrai non plus ceci dit. Noah leva timidement sa main :

« On a toujours fait comme ça ? Demanda-t-elle.

— Comment ça toujours ?

— Ben je sais pas, avant, on faisait comment ?

— Ouh, bonne question petite — elle avait 23 ans —, ça fait une bonne centaine d’année qu’on fonctionne comme ça ouais, c’est un système éprouvé. Avant, les rêves se baladaient dans la nature, ils faisaient n’importe quoi. Certains devenaient complètement fous, viraient au cauchemar et harcelaient toujours les mêmes personnes. Depuis qu’on les a domestiqués, c’est plus la même paire de manches. Maintenant, tout le monde fait de beaux rêves, doux et agréables, personne ne souffre, pas même les rêves, ils dorment quand on les opère et ils se réveillent tout aussi heureux, quelques heures plus tard.

— Mais vous savez pourquoi il y a besoin de les découper, comme ça ?

— Ah ça oui, bien sûr. C’est pour la diversité. Avant, quand les rêves faisaient n’importe quoi, ils étaient très nombreux, et, plusieurs fois par nuit, ils se croisaient dans le sommeil des gens, ils laissaient leurs traces, se mélangeaient et formaient un ensemble complètement incompréhensible bien que riche. On essaie de reproduire cette diversité, mais sur un seul rêve. Ça permet d’être sûr qu’il réagira bien, de mieux prévoir son évolution, et en plus ça permet de n’utiliser qu’un seul rêve par personne chaque nuit.

— Et on ne pourrait pas… Faire mieux ?

— Oh ça vous savez, c’est pas nous qui décidons.

Noah était un peu perdue. Ça semblait avoir du sens. Ça semblait rationnel de procéder comme ça, et pourtant elle ne s’y faisait pas. Voir de la sorte tous ces bouts de rêves entassés comme des marchandises, charriés comme de vulgaires objets, c’était très étrange et elle ne parvenait pas à dépasser l’absence totale de ritualisation et la froideur des chaînes de production.



La jeune femme réfléchit quelques instants à la suite de sa visite en sortant de l’usine. De l’autre côté de la cour se trouvait le BETeO dans un splendide bâtiment cylindrique plaqué de cuivre oxydé qui constituait le centre névralgique de l’activité créative des lieux. L’ensemble sur de fins pilotis de métal blanc semblait posé à même le ciel. La façade extérieure était peinte dans un revêtement intelligent qui calculait en permanence la luminance et les teintes à apposer sur les murs pour ressembler le plus fidèlement à un nuage. Noah trouvait le lieu splendide.

Au rez de chaussée, on était accueillis par un escalier de bois somptueux qui permettait de gagner le premier étage où se déroulait la majeure partie de l’activité économique du lieu.

« Ici, on conçoit, on calcule, on établit la composition parfaite des rêves. L’atelier de prototypage rapide est au bout de ce couloir mais nous n’aurons malheureusement pas la possibilité de visiter les lieux : nous ne sommes pas en phase de conception ». Le présentateur s’approcha d’une fresque murale derrière lui.

« Un rêve, c’est des éléments d’histoire, de contexte qu’il porte en lui, dans le noyau, là. Il y a aussi des thématiques, des sensations, des impressions, des odeurs, quelques bruits qui transitent le long de ces sortes de tentacules. »

L’histoire était belle, Noah semblait retrouver tout ce qu’elle avait toujours attendu de la fabrique de rêves, une connaissance douce de l’anatomie des rêves, au service d’une expérience la plus agréable qui soit pour les rêveurs.

« À l’ancienne, tout ça se baladait dans la nature, en suspension, et, de temps en temps, rencontrait un humain qui dormait. C’est un procédé formidable, complexe, merveilleux que celui de l'arrimage, décrit pour la première fois dans les années 2020 — jusqu’alors, on ignorait même l’existence physique des rêves —, le rêve vient se poser contre le front du dormeur et tous ces petits capteurs à peine tangibles viennent écouter son activité cérébrale. Sans pour autant comprendre ce qui se joue dans la tête de l’autre, le rêve écoute, tâtonne, essaie de deviner ce dont le dormeur a besoin. Pendant une vingtaine de minutes, il ne se passe rien. Les deux corps entrent en résonance et produisent petit à petit un son inaudible pour l’humain qui va se mettre à attirer une foule d’autres rêves.

Le primo-rêve crée une structure, un monde, qu’il propose à son coéquipier qui, dans son inconscient profond peut l’accepter, éventuellement la moduler légèrement, et bientôt, le long de ses neurones, circule une vision claire et limpide, le contexte prend forme et, alors que tout est calme, que le silence nocturne est la règle, l’hôte entend, vit une histoire merveilleuse, voit des formes connues de lui seul et tire de cette symbiose la force dont il a besoin pour sa vie quotidienne, en échange d’une quantité dérisoire d’énergie électrique produite par quelques synapses jusqu’alors fatigués. Puis, d’autre rêves arrivent et proposent des sensations encore plus douces, des gammes de couleurs merveilleuses qui viennent compléter les précédentes ». Cette histoire, cette symbiose, c’était ça qu’elle avait toujours cherché, qu’elle avait toujours imaginé et à laquelle, aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle avait toujours voulu contribuer.

« Des fois, certains rêves devenaient fous. Complètement fous. Ils comprenaient que les activités qui leurs permettaient de tirer le plus d’énergie étaient celles qui effrayaient, celles qui tendaient les nerfs à vif. Ils se transformaient en tortionnaires nocturnes, dopés par la terreur de leurs victimes, ils parvenaient à faire fuir les autres rêves ou à complètement les assimiler et devenaient des êtres boulimiques, errant de dormeur en dormeur avant de finir par mourir, épuisés par leur vie de débauche. Vous en avez peut-être déjà entendu parler, on les dénommait autrefois « cauchemars ». C’est pour ça que désormais, on domestique les rêves. Je parie qu’aucun d’entre vous n’en a jamais croisé, pas vrai? Grâce à notre chaîne de production entièrement sécurisée, tout cela n’arrive plus. C’est un peu ça notre travail, améliorer ce que fait la nature, pallier ses imperfections.

Un autre intérêt de la domestication, c’est bien entendu qu’on est complètement maître du contenu des rêves, ça permet de répondre parfaitement aux demandes des clients.

— Mais comment vous les connaissez, demanda Noah benoîtement après y avoir été autorisée.

— Et bien ils nous les adressent. »

Noah n’avait jamais formulé de telle demande et fût assez profondément étonnée par la réponse bien qu’elle restait captivée par l’histoire : « Avec la greffe, cette technologie révolutionnaire, on peut éviter un tas de contenu qui peuvent déranger les dormeurs, faire des rêves spécialisés, thématiques, bref, améliorer la qualité générale des rêves, et donc, le bonheur de chacun. » Noah était conquise ; le Moyen-Âge des rêves était certes plus respectueux d’eux, mais ils étaient aussi beaucoup plus indisciplinés, voire dangereux.



La DRH était assise derrière son bureau : « Eh bien, on peut dire que vous en avez de la chance ! Vous venez à une journée portes ouvertes, vous demandez, à tout hasard, un stage et vous voilà à la direction des ressources humaines pour un entretien d’embauche. »

Noah n’était pas encore certaine de vouloir de ce poste. Elle était restée subjuguée devant la splendeur du fonctionnement des rêves mais était toujours très dérangée par leur traitement. Tous ces schémas anatomiques, ces explications techniques. Elle était restée longtemps après la présentation pour poser énormément de questions : des détails de fonctionnement de leur anatomie, leurs modes de vie, leurs habitudes, tout cela était passionnant et ne figurait absolument pas dans les manuels scolaires.

« Nous cherchons différents profils, quel travail vous irait le mieux ? ». Noah réfléchit quelques instants. « J’aime beaucoup la science des rêves, ce sont des êtres fascinants, j’aimerais les étudier, étudier leurs conditions de vies.

— Vous aimeriez en apprendre plus ?

— Assurément.

— Que diriez-vous d’effectuer un stage dans nos laboratoires ? Vous pourrez en apprendre plus, satisfaire votre curiosité. Puis, vous pourrez appliquer vos connaissances à l’optimisation des processus de production. Des chercheurs ont récemment démontré que si l’on diminuait le stress des rêves lors des premières phases de la production, on pouvait augmenter leur capacité à rendre heureux les utilisateurs, et donc augmenter leurs capacités de suggestion.

— De suggestion ?

— Et bien oui, pour faire marcher tout ça, pour permettre à chacun d’avoir, gratuitement, des rêves de qualité, il nous faut des clients, des sponsors, alors bien sûr, étant donné notre utilité publique, nous sommes largement subventionnés par l’État, mais ça ne suffit pas. Dans certains rêves, on place des thématiques plus intéressantes pour nos partenaires qui comptent pour environ 70 % de notre chiffre d’affaires de quelques milliards annuels. Rassurez-vous, c’est très peu intrusif, ce sont d’ailleurs souvent des thématiques que les utilisateurs auraient réclamé d’eux-mêmes, nous adaptons précisément nos rêves à chacun. Ça aurait beaucoup moins de capacité de suggestion si on ne le faisait pas d’ailleurs. »

Noah était rassurée. Elle s’était imaginé beaucoup de choses concernant ces clients, des demandes loufoques ou un grand pouvoir. Cependant, au fond d’elle, sans réellement savoir pourquoi, elle trouvait un peu bizarre d’influencer les gens dans leurs rêves, comme quelque chose contraire à l’éthique : « Songez au gain pour chacun, se réveiller en ayant évité tous les cauchemars, prêt à croquer dans la vie à pleines dents. À l’époque des premières cultures de rêves, on se posait pas ce genre de questions, croyez-moi, on a pris le progrès comme il est venu ».

Noah mesura sa chance avant d’accepter la proposition ; trouver si facilement un stage, par les temps qui courent, dans un domaine aussi passionnant, c’était devenu rare et précieux. Et puis qui sait, peut-être arriverait-elle à améliorer les conditions de vie des rêves.

Une de plus.

Un grand merci à 🍏 pour son travail de relecture